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Des yeux d’abeille pour les voitures autonomes

Les constructeurs automobiles – et ils ne sont pas les seuls – s’inspirent de plus en plus d’autres domaines de compétences. Cette tendance a été démontrée de manière convaincante lors de la me Convention, à Stockholm, par une collaboration plutôt rare entre des biologistes, des ophtalmologues et des informaticiens.

Leur point de départ? Après plus de 600 millions d’années d’évolution, de nombreux animaux sont mieux adaptés à leur environnement que l’être humain, ce qui nous livre des enseignements particulièrement enrichissants dans tous les domaines scientifiques. Il ne faut donc pas s’étonner si les spécialistes de l’informatique étudient aujourd’hui le monde animal, d’où ils peuvent extraire une foule de connaissances nouvelles. Il en va ainsi des ingénieurs qui travaillent au développement des voitures autonomes.

Ils s’inspirent notamment des yeux des abeilles, qui se composent de près de 4.500 petits “yeux”. Ces yeux d’abeille n’ont pas la résolution des yeux humains et ne peuvent donc pas distinguer autant de détails, loin de là. En revanche, leur vision des couleurs est nettement plus développée, et les abeilles discernent mieux les mouvements à très courte distance. Les insectes peuvent ainsi voler et se faufiler dans de très petits espaces sans entrer en collision avec l’environnement.

Multidisciplinaire

À partir de ces découvertes, les ingénieurs, biologistes et informaticiens se sont associés pour développer de nouveaux capteurs capables de perfectionner l’angle de braquage des voitures autonomes. “Ce que nous voyons est essentiel dans la manière dont nous évoluons dans notre environnement et interagissons avec lui”, avance Almut Kelber, biologiste à l’Université de Lund. “C’est un point de départ important pour les caméras dont sont équipées les voitures autonomes.” On peut y voir la leçon principale de la me Convention 2018: l’avenir est prometteur… mais il sera surtout multidisciplinaire.

“Ce que nous voyons est essentiel dans la manière dont nous évoluons dans notre environnement. C’est important pour les caméras dont sont équipées les voitures autonomes”
Almut Kelber, Université de Lund